Médée d’Euripide
Du maternel au féminin, l’émergence de la haine
Bibliographic Data
| ID | 21386432 |
|---|---|
| Authors | Brigitte Reed-Duvaille, Nikolaos Rigas (0000-0002-9419-7566) |
| Year | 2024 |
| Volume | 88 |
| Issue | 2 |
| Pages | 209-221 |
| Publication date | 2024-04-30 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Revue française de psychanalyse (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0035-2942 • E-ISSN: 2105-2964 |
| Publisher | CAIRN (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3917/rfp.882.0209 |
| OpenAlex | W4396609796 |
| Language | FR |
| References cited | 2 |
À la différence des autres poètes tragiques, Euripide expose les états intérieurs successifs faisant l’objet de notre analyse, traversés par Médée personnage principal et titre de sa tragédie. L’antagonisme du maternel et du féminin domine le drame. Médée, trompée et trahie par Jason amant et père de ses enfants, sombre d’abord dans une souffrance extrême, indicible, d’ordre mélancolique. Elle s’en extrait dans un second temps grâce à l’émergence de la haine éprouvée à l’égard de sa rivale Créuse. Médée exprime des revendications phalliques aux accents féministes et va concevoir une stratégie vengeresse. Traversée par des courants psychiques d’amour et de haine, elle ne parvient pas à élaborer son ambivalence. L’élimination de sa rivale Créuse n’assouvit pas comme attendu sa haine envers Jason. Cette hémorragie narcissique inextinguible laisse supposer que la perte de Jason est celle d’un objet maternel primaire, submergeant celle d’un objet œdipien. In fine, l’acte infanticide de Médée, le meurtre de ses deux fils, signe une désintrication pulsionnelle, œuvre de la pulsion de mort
Art · Humanities · Homicide, Infanticide, and Child Abuse · Marriage and Sexual Relationships · Philosophy · Psychoanalysis and Psychopathology Research
| Highly cited | No |
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