Pourquoi les féministes ne mangent pas les animaux
Bibliographic Data
| ID | 21551971 |
|---|---|
| Authors | Suzanne Zaccour (corresponding author) |
| Year | 2024 |
| Volume | 48 |
| Issue | 1 |
| Pages | 61-69 |
| Publication date | 2024-06-01 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Revue Possibles (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0703-7139 • E-ISSN: 2818-2758 |
| Publisher | Université de Montréal libraries (PUBLISHER) |
| DOI | 10.62212/revuepossibles.v48i1.756 |
| OpenAlex | W4396985810 |
| Language | FR |
| References cited | 2 |
Peut-on être féministe et manger des animaux ? Si cette question parait saugrenue, c’est que nous n’avons pas l’habitude de voir l’élevage comme une industrie qui exploite le corps des individu·es, qui contrôle leur sexualité et leur reproduction, et qui passe outre leur consentement. En creusant un peu, on s’aperçoit que la consommation de viande est associée à la virilité et que les justifications à l’exploitation animale font écho à la culture du viol. Lorsqu’on exploite une vache sous prétexte qu’elle y consent, lorsqu’on sexualise les truies pour mieux se les approprier, lorsqu’on enferme les poules pour les prétendre « en liberté », on bafoue le consentement et l’intégrité corporelle qui sont si chèr·es au féminisme. De même, à prétendre que manger des animaux n’est qu’un choix personnel, on oublie que le privé est politique – le slogan le plus iconique de la pensée féministe. Et que dire de l’affirmation selon laquelle l’éleveur exploite « par amour », un refrain bien connu des victimes de violence conjugale ? Ce texte présente une critique féministe de l’exploitation animale. Il est composé d’extraits adaptés du livre que l’autrice fera bientôt paraitre
Art · Humanities · Political science · Agriculture and Rural Development Research · French Urban and Social Studies · Philosophy
| Citation velocity | historical |
|---|---|
| Highly cited | No |