Molière face à l’opéra (1669-1673)
Bibliographic Data
| ID | 21762208 |
|---|---|
| Authors | Judith Le Blanc (Université de Rouen Normandie, corresponding author) |
| Year | 2025 |
| Volume | 47 |
| Publication date | 2025-01-01 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Études Épistémè (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1634-0450 • E-ISSN: 1634-0450 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/1515y |
| OpenAlex | W4415698641 |
| Language | FR |
L’article met en lumière l’impact de la création de l’opéra français sur la production des dernières comédies mêlées de Molière, en les replaçant dans le contexte de la concurrence et de l’imitation accrue entre les genres. Molière ne reste pas indifférent à la création de l’opéra et dialogue avec le nouveau genre à travers de nombreux échos métathéâtraux. Avec la complicité de Lully dans un premier temps, il met en abyme la vogue de la pastorale, mais lorsque ce dernier s’empare du privilège de l’Académie royale de musique, sa production de théâtre musical est menacée d’asphyxie. La concurrence entre les deux Baptiste pour divertir et chanter la gloire de Louis XIV, entre la comédie mêlée d’un côté et l’opéra de l’autre, aboutit en novembre 1672 à une situation extrême : la musique de Psyché est jouée sur la scène du Palais-Royal, malgré le privilège de Lully, tandis que Molière se retrouve librettiste malgré lui sur la scène de l’Académie royale de musique dans Les Fêtes de l’Amour et de Bacchus, acte de naissance de l’opéra lullyste. Dans ce contexte, Le Malade imaginaire, dans lequel Molière interprète Argan et Polichinelle, peut se lire comme le geste de résistance ultime du dramaturge pour réaffirmer la suprématie de la comédie mêlée sur le genre opératique
Exoticism · Lyricism · Musical · Historical and Literary Analyses · Historical and Literary Studies · Historical Studies and Socio-cultural Analysis
| Highly cited | No |
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