Curatio et sanatio
Les définitions et les questionnements de la médecine au tournant des XVIe et XVIIe siècles
Bibliographic Data
| ID | 21762270 |
|---|---|
| Authors | Evelyne Berriot-Salvadore (Institut Français, corresponding author) |
| Year | 2024 |
| Volume | 46 |
| Publication date | 2024-01-01 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Études Épistémè (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1634-0450 • E-ISSN: 1634-0450 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/13juo |
| OpenAlex | W4408725869 |
| Language | EN |
La cure et la guérison sont définies, tant que prévaut l’humorisme hérité de Galien, comme une restitution de l’équilibre du tempérament. Nombre de traités de médecine sont alors introduits par un exposé de ce que Fernel, en 1554, nomme la Physiologie. Le praticien, s’il n’est pas tenu de guérir au moins doit-il soigner en suivant les normes et donc savoir ce que sont les quatre tempéraments, les quatre humeurs et enfin tout ce qui caractérise le corps humain ; il doit connaître aussi ce qui est extérieur au corps mais qui affecte son état, comme l’environnement et l’hygiène de vie. Ainsi pourra-t-il cerner les causes de la maladie. Cette approche rationnelle porte toutefois en elle ce qui va la figer en dogme, ébranlé dès la deuxième moitié du XVIe siècle par les émules de Paracelse mais aussi par une nouvelle étiologie qui prend en compte la spécificité de certaines affections « occultes » qui ne peuvent s’expliquer par le déséquilibre des humeurs. Ces évolutions doctrinales entraînent des divergences dans les stratégies thérapeutiques, d’autant que les apports de la médecine chimique et l’introduction de simples importés du « Nouveau Monde » bouleversent aussi la pharmacopée. Face à ces divergences, des médecins, comme Guillaume de Baillou en France, ou Thomas Sydenham en Angleterre, adoptent une méthode beaucoup plus pragmatique qui se réclame de l’Hippocratisme ; ouvrant la voie à la clinique, ils revendiquent une médecine qui soit avant tout « art de guérir » et non plus « art de discourir »
Art · Humanities · Political science · Historical and Literary Analyses · Historical and Literary Studies · History of Medicine Studies · Philosophy
| Highly cited | No |
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