La musique des sphères dans quatre odes anglaises de la Restauration pour la fête de sainte Cécile (1683-1697)
Bibliographic Data
| ID | 21762299 |
|---|---|
| Authors | Pierre Carboni (Lantiq (Germany), corresponding author) |
| Year | 2023 |
| Volume | 43 |
| Publication date | 2023-01-01 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Études Épistémè (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1634-0450 • E-ISSN: 1634-0450 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/episteme.16448 |
| OpenAlex | W4386895597 |
| Language | FR |
Les quatre odes céciliennes composées entre 1683 et 1697 par Christopher Fishburn (« Ode for St Cecilia’s Day, 1683 »), Nicholas Brady (« Ode on St Cecilia’s Day, 1692 ») et John Dryden (« A Song for St Cecilia’s Day, 1687 » et « Alexander’s Feast, or the Power of Music. An Ode in Honour of St Cecilia’s Day, 1697 ») occupent une place particulière dans l’histoire littéraire de l’Angleterre des derniers Stuart. Ces œuvres de circonstances soulignent en effet les liens étroits qui unissent la musique, la science et la poésie à l’ère augustéenne. En établissant une analogie, inspirée par Boèce, entre les trois types de musique (musique du monde, musique humaine et musique instrumentale), les odes céciliennes ouvrent la voie à une poésie inspirée du tableau harmonique que la science newtonienne dresse des phénomènes astronomiques invisibles à l’œil nu. Cette poésie exalte la concorde retrouvée en Angleterre à travers la Restauration des Stuart et la Glorieuse Révolution et se présentent comme des « mises œuvre de la vérité » à travers le langage poétique. L’étude de ces œuvres invite le sujet moderne à enjamber le fossé des « deux cultures », scientifique et artistique, et à retrouver confiance en la science à travers l’expression d’une nouvelle « rationalité poétique »
Art · Honour · Humanities · Historical and Literary Studies · Historical Art and Culture Studies · Historical Studies and Socio-cultural Analysis · History
| Highly cited | No |
|---|