Le « moi » et la mémoire de la souffrance extrême
Bibliographic Data
| ID | 21765845 |
|---|---|
| Authors | João da Costa Domingues, João Caramalho Domingues (0000-0003-4868-2760, University of Coimbra, corresponding author) |
| Year | 2023 |
| Volume | Deuxième série - 26 |
| Publication date | 2023-01-01 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Carnets (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1646-7698 • E-ISSN: 1646-7698 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/carnets.15098 |
| OpenAlex | W4389148478 |
| Language | FR |
| References cited | 5 |
Témoigner la souffrance extrême que représente un crime comme le génocide est un devoir : le devoir de mémoire des rescapés à l’égard de tous ceux qui ont disparu. Or, sa mise en récit dérange, quelle qu’en soit la forme adoptée, autobiographique, autofictionnelle ou autre. Dérange au premier chef l’auteur lui-même, obligé de « revivre » toutes les souffrances endurées en se les remémorant, puis le lecteur, aussi insensible soit-il.Centrée sur quelques récits du génocide de 1994 au Rwanda, notre réflexion vise, dans un premier temps, à questionner a possibilité d’un récit objectif alors même que la mémoire est travaillée par des violences extrêmes, subies ou infligées, et pour lesquelles ni les victimes ni les auteurs mêmes, assassins génocidaires avoués ne trouvent d’explication. On s’attachera ensuite à prendre en compte les conséquences réelles de ces mémoires, non seulement sur le rescapé, mais aussi sur tous les descendants des victimes, disparues ou encore en vie. On se demandera, enfin, à quoi bon garder en mémoire des événements d’une telle envergure
Art · Humanities · Archaeological Research and Protection · Memory, Trauma, and Commemoration · Middle East and Rwanda Conflicts
| Highly cited | No |
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