Introduction
À quoi (et à qui) servent les traîtres
Bibliographic Data
| ID | 21796459 |
|---|---|
| Authors | Rachel Renault (0000-0002-8642-0529, Renault (France)), Sébastien Schick (Centre d'Économie de la Sorbonne) |
| Year | 2024 |
| Volume | 29 |
| Publication date | 2024-01-01 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | L Atelier du CRH (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1760-7914 • E-ISSN: 1760-7914 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/11xj5 |
| OpenAlex | W4400291143 |
| Language | EN |
Ce dossier entend saisir les modalités de l’accusation de trahison. Pourquoi qualifier un individu de traître, ou un acte de trahison ? Quels en sont les bénéfices ? Et à quelles conditions l’opération de disqualification peut-elle réussir ? La trahison peut intervenir à une échelle interpersonnelle, et relever de l’infraction à des normes informelles, comme elle peut relever de la qualification judiciaire. Chaque fois, l’accusation remplit une fonction : elle reconfigure les contours d’un groupe ou les modalités d’une relation sociale en sanctionnant une défection, requalifiée en péché, en crime ou en faute. De cette requalification, certains agents tirent profit. De la parole trahie à l’atteinte à la sûreté de l’État, et du XVIe au XXe siècle, ce dossier s’efforce donc de proposer une commune lecture de la trahison comme observatoire des configurations sociales et des régimes normatifs à travers le temps
False accusation · Humanities · Political science · French Urban and Social Studies · Historical Studies and Socio-cultural Analysis · Law · Medieval and Early Modern Justice · Philosophy
| Highly cited | No |
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