Le sauvage et le pauvre. John Locke lecteur de José de Acosta
Bibliographic Data
| ID | 21796977 |
|---|---|
| Authors | Vincent Grégoire (0000-0002-1230-5026, corresponding author) |
| Year | 2025 |
| Volume | 45 |
| Issue | 1 |
| Pages | 15-37 |
| Publication date | 2025-07-02 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Lumières (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1762-4630 |
| Publisher | CAIRN.INFO (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3917/lumi.045.0015 |
| OpenAlex | W4412559626 |
| Language | FR |
« Là-bas, le roi d’un territoire vaste et productif se nourrit, se loge et s’habille plus mal qu’un travailleur à la journée en Angleterre ». Affirmant ceci dans le Second Traité , John Locke identifie quasiment un roi sur les vastes terres d’Amérique à un indigent en Angleterre. Ce faisant, il reprend implicitement la théorie des stades de développement élaborée par le jésuite José de Acosta dans son Histoire naturelle et morale des Indes . Il peut ainsi présenter sous le jour de la nécessité historique correspondant au dessein divin le vaste processus d’ enclosure des terres et de mise au travail des hommes des deux côtés de l’Atlantique. Dès lors, les pauvres rétifs au travail en Europe comme les Indiens qui refusent la mise en culture des terres vacantes se rendent coupables de faute et tombent sous le coup du droit naturel de punir, selon des modalités différenciées examinées ici
| Highly cited | No |
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