Norbert Elias et « l’idéal du nous »
Bibliographic Data
| ID | 21797141 |
|---|---|
| Authors | Claire Pagès (corresponding author) |
| Year | 2024 |
| Volume | 31 |
| Publication date | 2024-01-01 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Astérion (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1762-6110 • E-ISSN: 1762-6110 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/138qo |
| OpenAlex | W4407126803 |
| Language | FR |
L’article retrace la manière dont le sociologue Norbert Elias comprend ce qui conduit un individu à dire « nous », à faire corps mentalement avec un groupe, mais aussi à refuser de faire corps ou de se sentir partie prenante, ou encore à dénier faire partie intégrante d’un nous auquel il est pourtant lié par d’étroites relations d’interdépendances. Sa théorie sociale et groupale de l’identité qui refuse le partage entre individu et société conduit Elias, d’une part, à développer l’idée que deux types d’images – image du je et image du nous – organisent la manière dont l’individu s’appréhende lui-même et, d’autre part, à forger l’idée que la représentation qu’il a de lui-même est constituée à la fois d’un idéal du moi et d’un idéal du nous. Après avoir présenté en détail cette pensée de l’identité qui, sur des bases freudiennes, aménage et modifie la perspective et la topique freudiennes en profondeur, nous proposons de souligner les questions qu’elle pose et, pour certaines, laisse en suspens
| Highly cited | No |
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