Kitsch and the desire for eternity in Milan Kundera's The Unbearable Lightness of Being and Immortality
Bibliographic Data
| ID | 21808488 |
|---|---|
| Authors | Abdelouahed Hajji (0000-0003-3806-0028, University of Siena, corresponding author) |
| Year | 2022 |
| Volume | 34 |
| Issue | 1 |
| Pages | 145-160 |
| Publication date | 2022-06-30 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Romanica Olomucensia (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1803-4136 • E-ISSN: 2571-0966 |
| Publisher | Palacky University Olomouc (PUBLISHER • CZ) |
| DOI | 10.5507/ro.2022.010 |
| OpenAlex | W4283799416 |
| Language | EN |
Cette contribution analyse la notion du kitsch dans L'Insoutenable LĂŠgèretĂŠ de l'être et L'ImmortalitĂŠ de Milan Kundera. Dans l'imaginaire de cet auteur, le kitsch est une nĂŠgation absolue de la merde et un oubli de la rĂŠalitĂŠ. Il s'agit d'une façon de cacher les misères de l'existence par l'instrument de ce que Kundera appelle un « voile rose ». Le kitsch, comme nostalgie du paradis perdu, est un « dĂŠsir d'ĂŠternitĂŠ » : il permet à l'homme de sublimer sa vie et de la rendre supportable. L'homme recherche ainsi une immortalitĂŠ profane qui l'inscrit dans l'Histoire, comme l'illustre le personnage de L'ImmortalitĂŠ, Bettina von Arnim. Ainsi peut-on associer le kitsch au dĂŠsir d'ĂŠternitĂŠ. Outre cela, le kitsch est un refus de la complexitĂŠ propre à l'existence. Dans ce sens, l'homme-kitsch tend à simplifier cette complexitĂŠ et la transformer en des images stĂŠrĂŠotypiques dans le but d'atteindre l'harmonie ou ce que l'auteur nomme l'idylle. C'est une forme d'utopie qui se nourrit en particulier d'idĂŠaux abstraits et de sentiments qui se veulent absolus. Le kitsch est pareillement une dĂŠvastation de l'individu, lequel se dissout dans les sentiments lyriques du public et dans l'illusion de la perfection et de l'idylle, c'est-à-dire de l'harmonie. Dans l'œuvre de Kundera apparaissent deux catĂŠgories de personnages. La première catĂŠgorie concerne les personnages qui sont inconscients de leur kitsch et qui refusent souvent la merde. La seconde catĂŠgorie, qu'on peut qualifier de personnages « anti-kitsch », dĂŠsigne ceux qui sont conscients de leur kitsch et acceptent leur nature imparfaite. Dans L'Insoutenable LĂŠgèretĂŠ de l'être, l'homme-kitsch dĂŠsire être parfait, à l'image de Dieu, raison pour laquelle le narrateur de la « Grande Marche » associe le kitsch au thème de la totalitĂŠ comme mur qui dissimule la faiblesse et la mort. En effet, le beau mensonge propre à ce que Kundera appelle l'homo sentimentalis et l'homme imagologique prend la place de la relativitĂŠ et de l'idĂŠologie. Dans L'ImmortalitĂŠ, Laura et Bettina incarnent amplement le concept de l'homo sentimentalis puisqu'elles ĂŠrigent leurs sentiments en valeur absolue. Le kitsch s'avère ainsi un dĂŠsir d'ĂŠternitĂŠ ; il fait partie de la condition humaine et personne ne peut y ĂŠchapper
Art · Art history · Humanities · Immortality · Kitsch · Literature · Literature, Musicology, and Cultural Analysis · Military, Security, and Education Studies · Philosophy
| Citation velocity | historical |
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| Highly cited | No |