La honte ancestrale dans Fugueuses de Suzanne Jacob
L’écriture comme contre-offensive
Bibliographic Data
| ID | 21831239 |
|---|---|
| Authors | Emmanuelle Tremblay (0009-0004-2076-4654, Université de Moncton, corresponding author) |
| Year | 2025 |
| Volume | 22 |
| Issue | 1 |
| Pages | 55-66 |
| Publication date | 2025-04-26 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Voix Plurielles (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1925-0614 • E-ISSN: 1925-0614 |
| Publisher | Brock University Library (PUBLISHER) |
| DOI | 10.26522/vp.v22i1.4753 |
| OpenAlex | W4409846853 |
| Language | FR |
Dans Wells (2003), la figure du non-dit s’articule autour du thème de l’inceste et des rapports troubles à la mère. Dans L’obéissance (1991) et Fugueuses (2005), elle apparaît dès lors que sont narrées des situations d’abus d’enfants par des adultes. Or, le non-dit n’est pas uniquement un décret imposé de l’extérieur pour maintenir une domination. Comme il sera mis en évidence, il relève, chez Suzanne Jacob, de ce qu’on n’entend pas de soi, qui attire et révulse à la fois, fragilise ; il met en place une condition de survie. Aussi le non-dit est-il intimement lié à l’émotion de la honte qui module le rapport aux autres – tel qu’il est représenté dans Fugueuses – et structure l’espace familial
| Highly cited | No |
|---|