Le parti communiste français et l’avenir de l’Europe pendant la Perestroïka
Bibliographic Data
| ID | 21843665 |
|---|---|
| Authors | Céline Marangé (Ministère des Armées, corresponding author) |
| Year | 2022 |
| Volume | 46 |
| Publication date | 2022-01-01 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Histoire Politique (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1954-3670 • E-ISSN: 1954-3670 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/histoirepolitique.2733 |
| OpenAlex | W4220988762 |
| Language | FR |
| References cited | 2 |
Cet article examine le positionnement du parti communiste français (PCF) à l’égard des deux projets pour l’Europe qui se sont affirmés pendant la Perestroïka : le projet gorbatchévien de « Maison commune européenne » et l’approfondissement de l’intégration européenne avec l’adoption de l’Acte unique. S’appuyant sur les archives du PCF à Bobigny et sur celles de la Fondation Gorbatchev à Moscou, il montre que la direction du PCF a fait preuve d’inconséquence et d’incompréhension. Contrairement à ce qu’affirme l’historiographie dominante, elle a bien soutenu la Perestroïka. Mais elle l’a uniquement conçue – et ce presque jusqu’à l’effondrement de l’Union soviétique – comme une tentative de régénération du communisme. N’en tirant aucune leçon, elle est restée attachée à une lecture bipolaire du monde et à une conception centralisée du fonctionnement du parti. Or le projet réformateur des dirigeants soviétiques a évolué avec le temps, impliquant d’abord un apaisement des relations internationales, puis une démocratisation du système soviétique. S’il est resté hostile à la construction européenne, le PCF a infléchi par deux fois son discours sur l’Europe après les révolutions de velours
Art · Humanities · Political science · Communism, Protests, Social Movements · French Historical and Cultural Studies · Historical Studies and Socio-cultural Analysis
| Citation velocity | historical |
|---|---|
| Highly cited | No |