Dans quelle langue pense le droit
Propos tenus en l'honneur de Madame Chantal Arens, première présidente de la Cour de cassation, 6 juillet 2022
Bibliographic Data
| ID | 21844997 |
|---|---|
| Authors | François Jullien (Université Paris Cité, corresponding author) |
| Year | 2023 |
| Volume | 1 |
| Issue | 1 |
| Pages | 7-20 |
| Publication date | 2023-03-08 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Les Cahiers de la Justice (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1958-3702 • E-ISSN: 2678-601X |
| Publisher | CAIRN.INFO (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3917/cdlj.2301.0007 |
| OpenAlex | W4323821454 |
| Language | FR |
Le droit se pense dans notre culture dans la langue de l'Être, c'est-à-dire, comme porteur d'une vérité détachée des circonstances. La conception chinoise, au contraire, loin de se référer à l'Être, voit le droit du côté de « l'évasif ». Le tao lui-même est dit « flou », « vague », « indistinct ». Mais n'est-ce pas ce que nous appelons le droit « souple » quand la « régulation » s'oppose à la règle ? En sorte que ce dialogue des cultures peut « décoïncider » de notre approche ontologique du droit en nous montrant qu'il est moins figé dans son essence que proche d'un mouvement permanent destiné « non pas à être mais à s'actualiser »
Humanities · French Urban and Social Studies · Multiculturalism, Politics, Migration, Gender · Philosophy · Political and Social Issues
| Highly cited | No |
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