Frères ennemis. Gillet et Grente en compagnie (1933-1951)
Bibliographic Data
| ID | 21846371 |
|---|---|
| Authors | Frédéric Le Moigne (Université de Bretagne Occidentale, corresponding author) |
| Year | 2023 |
| Volume | 30 |
| Pages | 191-209 |
| Publication date | 2023-01-01 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Chrétiens et sociétés/Chrétiens et sociétés XVIe-XXIe siècles (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1965-0809 • E-ISSN: 2267-7143 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/chretienssocietes.10434 |
| OpenAlex | W4393326074 |
| Language | FR |
Tous deux candidats à l’Académie française, le P. Gillet, maître général des dominicains (1929-1951), et Mgr Grente, évêque du Mans (1918-1959), nourrissent une rivalité profonde. Celle-ci s’exprime tout particulièrement en 1936, au moment de l’élection au fauteuil 32 pour succéder à Pierre de Nolhac. Le succès de Mgr Grente mérite d’être expliqué à la lumière de de la défaite du P. Gillet. Comment le maître général des dominicains, au sommet de sa carrière en octobre 1936, lorsqu’il reçoit Mussolini, lors de l’inauguration de la basilique Sainte-Sabine à Rome, en arrive-t-il à perdre l’élection académique quinze jours plus tard ? La réponse est à trouver dans les stratégies mises en place par les adversaires et renseignent tout un contexte littéraire, mondain et ecclésiastique. À travers la trajectoire de ces deux personnages, c’est en effet un jeu de relations et de réputations qui vaut d’être interrogé. Ce sont bien des réseaux qui s’affrontent derrière Grente et Gillet. Évêque diocésain contre maître général de l’ordre dominicain, province française contre centralité romaine, c’est tout un échiquier qui se laisse découvrir et un affrontement tactique autour d’une place académique à Paris. Un journal intime, un livre d’or, un album photographique et des correspondances constituent les sources inédites de cette étude
| Highly cited | No |
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