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Harriet Löwenhjelm et le français comme effet désiré. Pérégrinismes français dans L’art d’aimer et ses suites (Konsten att älska och dess följder, 1913)

Bibliographic Data

ID21867031
AuthorsRoger Marmus (Université de Strasbourg, corresponding author)
Year2022
Volume5
Issue1
Pages81-90
Publication date2022-10-06
Open AccessYes
TypeARTICLE
VenueNordic Journal of Francophone Studies/Revue nordique des études francophones (JOURNAL)
Journal identifiersISSN: 2003-0401
PublisherStockholm University Press (PUBLISHER • SE)
DOI10.16993/rnef.73
OpenAlexW4312876847
LanguageFR
Citations received1
References cited1

The French loanwords at the heart of Swedish poetry are part of a long tradition of exotic hybridization which, from Bellman to Frostenson, pays homage to the academic french language, and to its capacity, real or supposed, to express the passions, often erotic. The artifice of « pérégrinisme » is also conceived as an intentional literary device, “a question of desired effect” (Bernard Dupriez), aiming to give the text a “foreign” or even “strange” air. Our purpose will be therefore be to question ourselves on the profound motives of the «in French in the text» that Harriet Löwenhjelm (1887–1918) used in L’art d’aimer and its sequels ( Konsten att älska och dess följder ), in 1913–1914. Beyond the clumsiness, what is so pleasant about them that they never fall into the dead ends of cosmopolitan pedantry or into those of risky jargon? What roles do they play in the arrangement of verses and stanzas on the readers able to interpret them ? And, apart from the Löwenjhelm case, what do they tell us about the nature of cultural relations between Sweden and the continent during the Belle Époque ? Résumé Les pérégrinismes français au cœur de la poésie suédoise s’inscrivent dans une longue tradition d’hybridation exotique qui, de Bellman à Frostenson, rend hommage à la langue française académique, et à sa capacité, réelle ou supposée, d’exprimer les passions, souvent érotiques. L’artifice du pérégrinisme se conçoit aussi comme un procédé littéraire intentionnel : « une question d’effet désiré » (Bernard Dupriez), visant à donner au texte un air « étranger », voire « étrange ». Notre propos sera de nous interroger donc sur les profonds mobiles des « en français dans le texte » qu’Harriet Löwenhjelm (1887–1918) a utilisés dans L’art d’aimer et ses suites ( Konsten att älska och dess följder ), en 1913–1914. Qu’ont-ils, au-delà des maladresses, de si plaisant pour ne jamais tomber ni dans les impasses du pédantisme cosmopolite, ni dans celles du jargon hasardeux ? Quels rôles jouent-ils dans l’agencement des vers et des strophes sur les lecteurs capables de les interpréter. Et, outre le cas Löwenhjelm, que nous disent-ils sur la nature des relations culturelles entre la Suède et le continent, au temps de la Belle Époque ? Mots-clefs : Excellence ; élégance française ; influence de la langue française ; emprunt ; pérégrinisme ; Löwenhjelm ; poésie suédoise

Art · French · Humanities · Literature · Passions · Poetry · Historical Linguistics and Language Studies · Linguistics and Discourse Analysis · Philosophy

  • La langue française et les écrivaines suédoises – Langue, réception, imaginaire

    Open Access•Magnus Cedergren, Jean-Francois Battail•Nordic Journal of Francophone…•2022

Citations per year0.25
Citation span2022 - 2022 (1)
Highly citedNo

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