The X-Files, une série qui s’amuse parodiquement à tourner en rond
Bibliographic Data
| ID | 21991882 |
|---|---|
| Authors | Benjamin Campion (0000-0001-7064-4053, Université Paul-Valéry Montpellier, corresponding author) |
| Year | 2022 |
| Volume | 26 |
| Publication date | 2022-01-01 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Miranda (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 2108-6559 • E-ISSN: 2108-6559 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/miranda.47897 |
| OpenAlex | W4308004824 |
| Language | FR |
| References cited | 10 |
L’épisode de The X-Files « Bad Blood » (5.12) a été diffusé le 22 février 1998 sur Fox. Écrit par Vince Gilligan, il raconte une histoire de vampires volontairement simpliste opposant les points de vue de ses deux protagonistes, les agents du FBI Fox Mulder et Dana Scully, qui livrent tour à tour leur version des événements. L’autoparodie se joue en particulier dans le regard que portent les deux enquêteurs l’un sur l’autre. Chacun s’idéalise et brocarde l’autre dans son récit, filmé dans les mêmes décors et selon les mêmes angles de caméra. Cette confrontation produit une tension narrative éminemment sérielle entre, d’une part, familiarisation du public à des figures de protagonistes omniprésentes et, d’autre part, redondance des épisodes de type « Monstre de la semaine », souvent taxés de faire tourner la série en rond et d’empêcher sa mythologie de progresser. C’est pourtant la répétitivité inhérente à la forme sérielle (même dans sa déclinaison la plus feuilletonnante) qui permet ici à The X-Files de s’autoparodier et de se renouveler en faisant, paradoxalement, du surplace
Art · Humanities · Gothic Literature and Media Analysis · Leadership, Courage, and Heroism Studies · Narrative Theory and Analysis · Philosophy
| Highly cited | No |
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