« On ne devrait exiger de personne de parler dans un micro ». Les débats autour de la présence des micros dans les prétoires dans la RFA des années 1950
Bibliographic Data
| ID | 21992310 |
|---|---|
| Authors | Nathalie Le Bouëdec (0000-0002-5172-5728, Université de Bourgogne, corresponding author) |
| Year | 2024 |
| Publication date | 2024-01-01 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Criminocorpus revue hypermédia (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 2108-6907 • E-ISSN: 2108-6907 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/12dw8 |
| OpenAlex | W4403271788 |
| Language | FR |
| References cited | 3 |
En République fédérale allemande, la loi de 1964 interdisant les enregistrements et retransmissions lors des audiences fut précédée de plus d’une décennie de débats, d’abord centrés, avant l’essor de la télévision à partir de la fin des années 1950, sur la présence des micros dans les prétoires. L’exploitation des archives judiciaires permet d’éclairer ces discussions à partir des discours des acteurs et des pratiques adoptées dans les tribunaux. Elles sont en outre à replacer dans un contexte où l’institution judiciaire était confrontée à de nouveaux enjeux, dont celui de la construction de la démocratie, alors que de nombreux acteurs restaient les mêmes qu’avant 1945. L’analyse montre que la radio réussit à se faire une place, fragile, dans les prétoires ouest-allemands. Un discours critique dénonçant la présence des micros comme illégitime et dangereuse cohabitait avec un discours plus ouvert, certes minoritaire. La position des acteurs judiciaires se durcit cependant progressivement et, à partir de 1959, dans un contexte de tensions croissantes entre justice et médias, l’interdiction générale des enregistrements fut massivement revendiquée
Humanities · Political science · European history and politics · European Political History Analysis · Historical Studies and Socio-cultural Analysis · Philosophy
| Highly cited | No |
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