Suzanne Dehelly au cinéma, actrice excentrique
Une figure originale et novatrice du cinéma français des années trente
Bibliographic Data
| ID | 22139409 |
|---|---|
| Authors | Marie Cadalanu (Institut Français, corresponding author) |
| Year | 2022 |
| Volume | 12-13 |
| Publication date | 2022-01-01 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Genre en séries (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 2431-6563 • E-ISSN: 2431-6563 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/ges.2734 |
| OpenAlex | W4308842696 |
| Language | FR |
| References cited | 5 |
Le cinéma classique français s’est largement construit, à côté des vedettes, autour d’acteurs de second rôle. Notre contribution se concentre sur le cas de Suzanne Dehelly au cinéma. Par le biais d’une étude du jeu de l’actrice, nous montrons comment, jouant de son physique atypique et d’un jeu d’actrice hérité du comique fantaisiste, elle propose une persona féminine originale. Nous nous penchons sur trois films dans lesquels la persona loufoque de l’actrice est mise au service de la peinture de personnages de femmes originaux et novateurs. Dans La crise est finie (Robert Siodmak, 1934), elle est le mentor et la protectrice de la jeune première Nicole (Danielle Darrieux). Débrouillarde, elle sauve également à plusieurs reprises la troupe de comédiens mis en difficulté par la crise. Dans La Reine des resquilleuses (Max Glass et Marco de Gastyne, 1936), elle interprète le rôle de travesti à la fois cocasse et à la portée sociale discrète, de Victorine, une chômeuse qui parvient à trouver un emploi de laveur de voitures en devenant Victor. Dans La Brigade en jupons (Jean de Limur, 1936), elle interprète une femme policière
Art · Humanities · French Historical and Cultural Studies · Historical Studies and Socio-cultural Analysis · Philosophy
| Highly cited | No |
|---|