The Evolution of the Palestinian Refugee Camps in Jordan. Between Logics of Exclusion and Integration
Bibliographic Data
| ID | 23195342 |
|---|---|
| Authors | Jalal al-Husseini (corresponding author) |
| Year | 2011 |
| Pages | 181-204 |
| Publication date | 2011-01-01 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | Yes |
| Type | CHAPTER |
| Venue | Villes, pratiques urbaines et construction nationale en Jordanie (SOURCE_BOOK) |
| Publisher | Presses de l’Ifpo (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/books.ifpo.1742 |
| OpenAlex | W1533523614 |
| ISBN | 9782351593158 |
| Language | FR |
| Citations received | 7 |
| References cited | 6 |
Bien qu’ils n’abritent que 20 % des réfugiés palestiniens, les dix camps de réfugiés officiels gérés conjointement par l’UNRWA et la Jordanie sont le symbole officiel de la volonté des réfugiés de préserver leur « droit au retour ». Mais ces espaces urbains très denses sont aussi perçus, de façon plus négative, comme des foyers d’opposition islamiste et de marginalisation socioéconomique dont l’existence menace potentiellement les efforts mis en œuvre par les autorités jordaniennes afin de moderniser le pays. L’article analyse la manière dont la Jordanie et l’UNRWA ont géré, à travers l’évolution de leur administration des camps, les différentes dimensions symboliques liées à la question des réfugiés. Ce faisant, il souligne l’impact de leurs politiques sur les rapports qu’ont entretenus les camps et leurs habitants avec leur entourage immédiat à travers les décennies en termes d’intégration ou d’exclusion. La spécificité politique des camps en tant qu’espaces dans l’attente d’un retour aux foyers originels a imposé l’élaboration de directives urbanistiques d’exception (hors des plans municipaux des villes de Jordanie) destinées à maintenir leur aspect temporaire et, partant, leur signification politique particulière. Aucun plan d’urbanisation des camps ne fut jamais développé. Ce sont leurs habitants qui, sans grande assistance, entreprirent d’étendre horizontalement les unités d’habitation initiales. Cela explique l’aspect anarchique des camps, l’absence d’espaces récréatifs ainsi que l’exiguïté de leurs ruelles. Ce mode de gouvernance semi-informel, dû en partie à la sensibilité politique de toute intervention dans les camps (« sanctuaires » du droit au retour) a été mis en cause par la conclusion d’un accord de paix avec Israël en 1994 et l‘échec du processus de paix israélo-palestinien dès 2000. La volonté subséquente des autorités jordaniennes de modernisation du pays en dépit de l’absence d’un accord sur la question des réfugiés a conduit les autorités jordaniennes à intégrer les camps à des programmes nationaux de réhabilitation des quartiers défavorisés. Ce développement, qui se conjugue à une diminution des services humanitaires de l’UNRWA, laisse présager une marginalisation politique des camps dont la représentation risque de ne plus se formuler qu’en termes de lieux de pauvreté et de déclassement social.
Geography · Palestinian refugees · Political science · Refugee · Jewish and Middle Eastern Studies · Law · Middle East and Rwanda Conflicts · Middle East Politics and Society
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| Unique citing works | 7 |
|---|---|
| Citations per year | 0,58 |
| Citation span | 2014 - 2021 (8) |
| Citation velocity | historical |
| Highly cited | No |
| Citation types | Neutral: 3 |