Chapitre 4. Les analyses microscopiques
Bibliographic Data
| ID | 23715021 |
|---|---|
| Authors | Cassandra Fritz (0000-0002-2407-0594, corresponding author) |
| Year | 1999 |
| Pages | 49‑143-49‑143 |
| Publication date | 1999-01-01 |
| Open Access | Yes |
| Type | CHAPTER |
| Venue | La gravure dans l’art mobilier magdalénien (SOURCE_BOOK) |
| Publisher | Éditions de la Maison des sciences de l’homme (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/books.editionsmsh.45425 |
| OpenAlex | W4323902686 |
| ISBN | 9782735126248 |
| Language | FR |
L’ensemble des résultats décrits dans le chapitre s’appuie sur un premier niveau de confrontation des observations microscopiques qui fait ressortir des généralités. Ainsi, l’analyse des figures animales montre qu’il existe un schéma dans la construction formelle fondé sur deux concepts complémentaires : le contour qui limite la figure et les attributs internes qui la précisent. Ces éléments graphiques sont segmentés et mis en place selon un processus partagé par l’ensemble des groupes magdaléniens du Sud‐Ouest de la France. Le contour est placé en premier lieu, de la tête vers l’arrière train, tandis que les attributs internes sont incisés en commençant par les organes sensoriels et en poursuivant par les indications de pelage. On remarque des différences de traitement entre ces deux catégories : les premiers sont toujours plus profondément gravés ; le statut complémentaire des seconds conduit à l’exécution d’incisions superficielles et moins lisibles.Ces observations sont également applicables aux décors géométriques en fonction de leur position à la fois sur le support et sur l’animal : ils sont traités comme attributs internes s’ils sont superposés ou intégrés aux animaux, et comme contours autonomes lorsqu’ils sont placés à l’extérieur des silhouettes.Dans le domaine technique, on n’observe aucune distinction entre décor figuratif et géométrique ; ils sont traités et doivent donc être considérés en termes équivalents.En accord avec le contexte archéologique de découverte, l’analyse particulière des contours découpés de Labastide a permis de déduire que les dix‐huit têtes d’isards furent produites « en série », c’est‐à‐dire dans une même unité de temps et de lieu. Au contraire, les spécimens provenant du Mas‐d’Azil montrent des mains différentes mais le recours à des conventions plus largement répandues dans la culture magdalénienne.
Art · Geography · Humanities · Agriculture and Rural Development Research
| Highly cited | No |
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