De la pratique des terriers à la veille de la Révolution
Bibliographic Data
| ID | 2622465 |
|---|---|
| Authors | Albert Soboul (corresponding author) |
| Year | 1964 |
| Volume | 19 |
| Issue | 6 |
| Pages | 1049-1065 |
| Publication date | 1964-12-01 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Annales Histoire Sciences Sociales (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0395-2649 • E-ISSN: 1953-8146 |
| Publisher | Cambridge University Press (CUP) (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3406/ahess.1964.421256 |
| OpenAlex | W2053746928 |
| Language | FR |
| Citations received | 2 |
A la fin de l'Ancien Régime, la pratique de la rénovation des terriers s'inscrit dans le cadre de la réaction féodale qui s'accentue à partir du milieu du XVIIIe siècle. Dans toutes les provinces, les seigneurs se montrent plus soucieux qu'ils ne l'ont jamais été de tirer le maximum de profit de leurs droits féodaux. Ils étaient sans cesse menacés par la disparition des cens : qu'un receveur négligeât tel ou tel droit, il tombait en désuétude ; Georges Lefebvre en donne de nombreux exemples dans ses Paysans du Nord. Les documents ordinaires de la gestion seigneuriale n'étant pas assez précis, le seigneur avait intérêt à posséder un titre qui ne puisse prêter à contestation. Le terrier répondait à ce but : établi contradictoirement d'après les déclarations des tenanciers, vérifiées par tous les titres et documents que le commissaire à terrier pouvait réunir, accompagné de plus en plus fréquemment d'un arpentage qui permettait d'établir un plan du terroir, il constituait un véritable cadastre de la seigneurie
Humanities · Political science · Historical Economic and Social Studies · Medieval and Early Modern Justice · Philosophy
| Unique citing works | 2 |
|---|---|
| Citations per year | 0.04 |
| Citation span | 1979 - 2022 (44) |
| Citation velocity | historical |
| Highly cited | No |
| Citation types | Neutral: 2 |