Les relations ambiguës de la France et des Assyro-Chaldéens dans l'histoire
Les mirages de la « protection
Bibliographic Data
| ID | 2631676 |
|---|---|
| Authors | Florence Hellot-Bellier (Mondes Iranien et Indien, corresponding author) |
| Year | 2020 |
| Volume | 32 |
| Issue | 32 |
| Publication date | 2020-05-04 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Les Cahiers d’EMAM (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1969-248X • E-ISSN: 2102-6416 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/emam.2912 |
| OpenAlex | W3022485909 |
| Language | FR |
| References cited | 6 |
Les relations entre la France et les chrétiens chaldéens sont anciennes. Elles s’inscrivaient dans le cadre de la protection exercée envers les dhimmi plus ou moins protégés par des gouvernements musulmans. En pratique, cette protection s’avéra être un mirage pour les chaldéens. Pendant la Première Guerre mondiale, les attaques des Ottomans et leurs plans génocidaires en Anatolie et dans la province iranienne d’Azerbaïdjan (1915-1918) incitèrent les Assyro-Chaldéens de ces régions à apporter leur aide d’abord aux Russes, puis aux Britanniques et aux Français, contre les armées ottomanes. Cette aide ne leur procura cependant pas l’autonomie dont ils rêvaient. C’est en référence à une nouvelle diplomatie humanitaire que les autorités du mandat français en Syrie acceptèrent, en 1933, d’accueillir et installer le long du Khabour syrien une partie des Assyriens alors exilés en Irak. Les Français renforçaient ainsi leur « politique des minorités ». Récemment, les Assyro-Chaldéens d’Irak et de Syrie ont dû prendre une nouvelle fois le chemin de l’exil. « Ne nous oubliez pas » a lancé à la France le patriarche chaldéen
Art · Humanities · Political science · Islamic Studies and History · Middle East and Rwanda Conflicts
| Citation velocity | historical |
|---|---|
| Highly cited | No |