Le cimetière de Friedrichsfelde, construction d'un espace socialiste (des années 1880 aux années 1970)
Bibliographic Data
| ID | 2764857 |
|---|---|
| Authors | Élise Julien (0000-0003-3505-3818, Centre Marc Bloch), Elsa Vonau (Centre Marc Bloch) |
| Year | 2011 |
| Volume | 237 |
| Issue | 4 |
| Pages | 91-113 |
| Publication date | 2011-12-08 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Le Mouvement social (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0027-2671 • E-ISSN: 1961-8646 |
| Publisher | CAIRN (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3917/lms.237.0091 |
| OpenAlex | W2094381700 |
| Language | FR |
| Citations received | 1 |
| References cited | 1 |
Décidée en 1879, l'ouverture du cimetière de Friedrichsfelde à Berlin s'inscrit dans une politique municipale d'aménagement urbain : le cimetière est conçu à la fois comme un parc d'agrément et comme un lieu d'inhumation de toutes les catégories de citoyens. Accueillant ainsi de nombreux déshérités, il est rapidement assimilé à un « cimetière de pauvres ». L'enterrement de Wilhelm Liebknecht en 1900 puis celui des spartakistes en 1919 lui valent le qualificatif de « cimetière socialiste ». Malgré cette estampille durable, ce lieu cristallise de multiples usages qui se déclinent selon l'échelle espace-temps : cérémonie funéraire et commémoration politique, cortège populaire et rituel orchestré par l'appareil des partis. À partir de l'analyse des pratiques collectives qui se sont relayées à Friedrichsfelde, cet article se propose de décrypter les phénomènes à l'œuvre dans la construction d'un espace comme vecteur de mémoire
Art · Humanities · Political science · Cultural Identity and Heritage · European history and politics · Memory, History, Trauma, Identity
| Citations per year | 0.08 |
|---|---|
| Citation span | 2014 - 2014 (1) |
| Highly cited | No |