Art, agentivité et collectivité
Bibliographic Data
| ID | 3059906 |
|---|---|
| Authors | Charles W Haxthausen (Williams College, corresponding author) |
| Year | 2011 |
| Issue | 14 |
| Pages | 78-99 |
| Publication date | 2011-11-30 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Gradhiva (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0764-8928 • E-ISSN: 1760-849X |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/gradhiva.2159 |
| OpenAlex | W1597332085 |
| Language | FR |
Dès le début des années 1930, Carl Einstein crut passionnément que l'art moderne avait le pouvoir de changer radicalement le monde visuel de l'homme et, par là même, de transformer la subjectivité humaine et notre construction de la réalité. Pourtant, tout en invoquant de manière récurrente la « collectivité », il demeurait vague quant à la nature précise de « l'utopie révolutionnaire » à laquelle la forme artistique était appelée à donner le jour. Comment, au juste, la forme artistique pouvait-elle réaliser une telle utopie ? Comment pouvait-elle générer - puisque c'est là ce qu'Einstein semblait croire - des formes sociales et politiques particulières ? Un monde visuel collectif informé par l'art et manifesté dans un style unifié pouvait-il mener à une société égalitaire ? Einstein ne clarifia ce point qu'en abandonnant sa croyance dans l'agentivité sociale de l'art moderne, ce qui eut pour corrélat une révision radicale de son attitude vis-à-vis de l'avant-garde. L'article résume les étapes majeures de cette odyssée intellectuelle et insiste sur la place centrale de l'art africain dans l'élaboration des conceptions d'Einstein
Art · Humanities · African history and culture studies · Philosophy
| Citation velocity | historical |
|---|---|
| Highly cited | No |