Apocalypse primitive
Une lecture politique de Negerplastik
Bibliographic Data
| ID | 3073850 |
|---|---|
| Authors | Maria Stavrinaki (0009-0002-1596-557X, Center for Research and Interdisciplinarity, corresponding author) |
| Year | 2011 |
| Issue | 14 |
| Pages | 56-77 |
| Publication date | 2011-11-30 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Gradhiva (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0764-8928 • E-ISSN: 1760-849X |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/gradhiva.2287 |
| OpenAlex | W2111072242 |
| Language | EN |
Quels étaient les régimes politiques et temporels de Negerplastik ? Démocratie parlementaire et évolutionnisme volaient en éclats par l'impact sensible des sculptures africaines, arrachées à leur histoire. Leur autonomie formelle s'opposait aux foules démocratiques et leur identité spatiale, resserrée dans le présent, contrastait avec la temporalisation de la sculpture moderne et de l'histoire elle-même. Le temps de l'art démagogue, de la répétition propre au capitalisme et à l'historicisme, de l'attentisme socialiste aussi était brisé. L'idée sorélienne de la motricité du mythe social se transposait dans les artefacts africains, incarnations paradoxales de la révolution. L'emprise de l'art sur l'histoire s'effectuait pour Einstein par les suggestions inscrites dans sa nature sensible. De la légalité universelle de la vision humaine, il déduisait l'efficacité politique de l'art moderne attentif à l'art « primitif ». La sculpture africaine changeait ainsi de régime ontologique et temporel : d'instrument conservateur, elle se transformait en outil révolutionnaire. Mais une aporie irrésolue, une asynchronie radicale, déterminait le rapport entre l'art et la politique chez Einstein
Art · Art history · Humanities · Sculpture · African history and culture studies · Philosophy
| Highly cited | No |
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