La fabrique d'un intolérable
Exécutions publiques et police des sensibilités
Bibliographic Data
| ID | 3120738 |
|---|---|
| Authors | Emmanuel Taïeb (corresponding author) |
| Year | 2014 |
| Volume | 123 |
| Issue | 3 |
| Pages | 148-160 |
| Publication date | 2014-07-23 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Vingtième Siècle Revue d histoire (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0294-1759 • E-ISSN: 1950-6678 |
| Publisher | CAIRN (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3917/vin.123.0148 |
| OpenAlex | W1909484699 |
| Language | FR |
| References cited | 1 |
Étudiant la disparition des exécutions publiques au cours de la Troisième République, cet article émet l'hypothèse selon laquelle ce qui relève en apparence du somatique interroge en permanence les fonctionnements sociaux. Afin d'analyser ce que le corps fait au politique et à cette technologie punitive particulière qu'est l'élimination physique des criminels, il interroge les conditions d'utilisation de ce matériau historique spécifique que sont les sensibilités. Il explore leurs usages et la police dont elles font l'objet dans le passé. Cette police joue subtilement sur ce qu'il est légitime de ressentir face au spectacle de la guillotine, et prescrit de « bonnes manières » de le voir. C'est notamment par ce biais que le rituel sanglant est progressivement institué comme un intolérable. L'article montre finalement que ce qui change est moins la mise à mort que la façon de l'éprouver et de la regarder
Art · Humanities · Political science · Death, Funerary Practices, and Mourning · Historical and Scientific Studies · Historical Studies and Socio-cultural Analysis
| Citation velocity | historical |
|---|---|
| Highly cited | No |