Mythologies africaines dans la cartographie française au tournant du XIXe siècle
Bibliographic Data
| ID | 3203982 |
|---|---|
| Authors | Emanuela Casti (0000-0001-5450-6187, University of Bergamo, corresponding author) |
| Year | 2005 |
| Volume | 45 |
| Issue | 126 |
| Pages | 429-450 |
| Publication date | 2005-04-12 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Cahiers de géographie du Québec (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0007-9766 • E-ISSN: 1708-8968 |
| Publisher | Consortium Erudit (PUBLISHER • CA) |
| DOI | 10.7202/023002ar |
| OpenAlex | W2111907651 |
| Language | FR |
| References cited | 2 |
L'article essaie de montrer que, par le biais de la cartographie, sont créées des mythologies à propos de l'Afrique que nous pouvons baptiser « de retour », c'est-à-dire qu'elles sont créées par les Occidentaux et transférées dans le projet de domination comme s'il s'agissait de qualités africaines. La première mythologie concerne la transmission d'une Afrique riche de ressources et de possibilités d'exploitation; la seconde considère que c'est une terre à valoriser dans une perspective colonialiste, car elle semble dépourvue de significations sociale et politique. L'analyse du langage cartographique des cartes des revues du début du colonialisme en Afrique occidentale française (AOF) montre que, à travers les mécanismes sémiotiques concernant les toponymes basiques (originels), on n'accordait pas d'importance au territoire produit par les populations locales. De cette façon, on dotait l'Afrique de valeurs occidentales, justifiant ainsi la légitimité des choix imposés sans tenir compte de sa diversité. Les mythologies « de retour » créées par la cartographie sont donc des interprétations induites, mais aussi des instruments pour exclure une identité originelle
| Highly cited | No |
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