Sorcellerie et contre-sorcellerie
Un réajustement permanent au monde
Bibliographic Data
| ID | 3613876 |
|---|---|
| Authors | Maria Teixeira (0000-0003-4085-9533, corresponding author) |
| Year | 2008 |
| Volume | 48 |
| Issue | 189-190 |
| Pages | 59-79 |
| Publication date | 2008-04-07 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Cahiers d études africaines (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0008-0055 • E-ISSN: 1777-5353 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/etudesafricaines.9762 |
| OpenAlex | W1709330235 |
| Language | EN |
| References cited | 5 |
Les Manjak, qu’ils soient dans leurs royaumes d’origine en Guinée-Bissau, en milieu migrant au Sénégal ou en Europe, ont un système d’explication de l’infortune au sein duquel s’affrontent ou collaborent différents sorciers, contre-sorciers et puissances invisibles. Le bëpene est un autel de lutte contre la sorcellerie organisé en confrérie et très ancien, tandis que le kasara est un culte collectif apparu il y a environ un siècle. Aujourd’hui, ces deux instances s’entraident et se complètent pour lutter contre la sorcellerie, qu’elle soit intrafamiliale, entre Manjak ou bien extérieure à la communauté. Ce système ne cesse de se renforcer et de se développer par la multiplication de nouveaux autels. Les forces en présence restent équilibrées et permettent à la société d’affronter les nouveaux types d’infortunes et d’attaques sorcières sans les éradiquer définitivement. En effet pour les Manjak, la vie sans le mal serait d’un grand ennui et n’aurait plus aucun sens. Quelle est l’éthique sorcière à l’œuvre dans cette société ? Quelles en sont les conséquences ? Telles sont les questions auxquelles cet article répond, en analysant la corporéité des sorciers, des anti-sorciers et leurs pouvoirs
Art · Humanities · Political science · African Studies and Ethnography · Aging, Elder Care, and Social Issues · Agriculture and Rural Development Research · Philosophy
| Highly cited | No |
|---|