Sur ma mère ou l'enjeu mnésique et narratif benjellounien entre confabulation, fiction, oublis et remémorations factuelles
Bibliographic Data
| ID | 3801698 |
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| Authors | Mohamed Taiebine (0000-0002-3227-8491, Université Euro-Méditerranéenne de Fès (UEMF), Maroc, corresponding author) |
| Year | 2024 |
| Volume | 53 |
| Issue | 2 |
| Pages | 273-294 |
| Publication date | 2024-01-01 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Études littéraires (BOOK_SERIES) |
| Journal identifiers | ISSN: 0014-214X • E-ISSN: 1708-9069 |
| Publisher | Consortium Erudit (PUBLISHER • CA) |
| DOI | 10.7202/1114725ar |
| OpenAlex | W4405178209 |
| Language | FR |
| References cited | 6 |
La littérature constitue une entreprise autonome qui représente la maladie d'une façon esthétique et fictionnelle au-delà de la sémiologie médicale et clinique. Sur ma mère (2008) de Tahar Ben Jelloun est une oeuvre hybride, à la croisée des genres ; à la fois roman, essai et témoignage par rapport à une condition humaine et pathologique qui déracine l'être et l'identité de sa filiation avec le temps, la mémoire, l'espace et la conscience. Comment Ben Jelloun a-t-il réussi à brosser le tableau de la maladie d'Alzheimer aussi bien sur le plan esthétique que clinique ? Par quelles techniques narratives et avec quel bagage terminologique ? Une approche double, littéraire et cognitive, s'avère cruciale pour répondre à ces questions. Pour Ben Jelloun, son oeuvre est une fiction qui opère une forme de catharsis : l'évocation de souvenirs personnels, hétéro-personnels, les événements constitutifs de la vie de Lalla Fatma et sa dissolution par la maladie neurodégénérative. Fidèle à lui-même et à la bénédiction de sa mère, Ben Jelloun opère une réflexion sur la mère âgée, orientale, alitée, en perte d'autonomie, ensuite grabataire, mutique et agonisante
Art · Humanities · Language, Linguistics, Cultural Analysis · Philosophy
| Highly cited | No |
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