Le rythme, pratique du ravissement ; la poésie, pontifex
Bibliographic Data
| ID | 3802028 |
|---|---|
| Authors | Amittai F Aviram, Amittai Aviram (corresponding author) |
| Year | 2005 |
| Volume | 29 |
| Issue | 1 |
| Pages | 83-93 |
| Publication date | 2005-04-12 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Études littéraires (BOOK_SERIES) |
| Journal identifiers | ISSN: 0014-214X • E-ISSN: 1708-9069 |
| Publisher | Consortium Erudit (PUBLISHER • CA) |
| DOI | 10.7202/501149ar |
| OpenAlex | W2003254896 |
| Language | FR |
L'intérêt de la théorie récente pour le rythme peut répondre à la perte du « réel » dans le constructionnisme radical postmoderne. Mais Kristeva et Meschonnic, en redéfinissant le rythme en le liant à la subjectivité et au discours, répètent la perte du corps et la perte moderne de la spécificité de la poésie par rapport à la prose. En retenant le sens traditionnel, musical, du « rythme », nous retrouvons le rythme dans la poésie comme dans la politique. Le rythme est cet élément du langage sans signifiance. Il crée une communauté en effaçant le sens institué, la subjectivité individuelle, les hiérarchies et les préjugés. Une lecture d'un poème de Wallace Stevens montre que la poésie « fait un pont » (pontifex) entre le sens et le rythme, si on la lit comme une allégorie du pouvoir extatique du rythme, donc de l'effort vain du langage à représenter sa source rythmique
Art · Humanities · Cultural Insights and Digital Impacts · French Literature and Critical Theory · French Literature and Poetry
| Highly cited | No |
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