Espace et Rythme du chanté au Québec
Bibliographic Data
| ID | 3802125 |
|---|---|
| Authors | Bruno Roy (0000-0002-7498-7149, corresponding author) |
| Year | 2005 |
| Volume | 27 |
| Issue | 3 |
| Pages | 61-73 |
| Publication date | 2005-04-12 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Études littéraires (BOOK_SERIES) |
| Journal identifiers | ISSN: 0014-214X • E-ISSN: 1708-9069 |
| Publisher | Consortium Erudit (PUBLISHER • CA) |
| DOI | 10.7202/501096ar |
| OpenAlex | W2061407810 |
| Language | FR |
L'oralité constitue le format de la chanson. Son historicité est ici examinée dans le contexte de la chanson québécoise (1960-1980), à travers les chansonniers, le spectacle de l'Osstidcho, les groupes québécois et la parole chantée des femmes. De fait, ce qui se produit particulièrement avec les chansonniers, c'est une espèce d'appropriation du langage parlé par le langage littéraire. Or, depuis le spectacle de l'Osstidcho, ce qui caractérise la chanson québécoise, c'est l'abandon d'une langue littéraire au profit d'une langue populaire. Les groupes, par exemple, ont renoncé à la métrique amplifiant plutôt le caractère accentuel de la langue française dont le mouvement pulsionnel exprime une rythmicité nord-américaine mieux affirmée. Quant aux femmes, elles ont questionné, accédant à la création intégrale, le lien entre le corps et l'oralité. Ce qui n'a pas été sans conséquence pour l'exploitation de la langue française. Depuis 1960, c'est donc par un effet de voix particulier que beaucoup de chansons ont trouvé leur « personnalité sonore
Art · Humanities · Canadian Identity and History · Cultural Insights and Digital Impacts · Linguistics and Discourse Analysis
| Highly cited | No |
|---|