Se hâter lentement - l'historiographie militaire canadienne, 1988-1999
Bibliographic Data
| ID | 3815084 |
|---|---|
| Authors | Serge Bernier (Ministère des Armées, corresponding author) |
| Year | 2000 |
| Volume | 8 |
| Issue | 2-3 |
| Pages | 11 |
| Publication date | 2000-01-01 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Bulletin d histoire politique (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1201-0421 • E-ISSN: 1929-7653 |
| Publisher | Consortium Erudit (PUBLISHER • CA) |
| DOI | 10.7202/1060194ar |
| OpenAlex | W2969225558 |
| Language | FR |
| References cited | 8 |
En 1990, nous résumions l'évolution qu'avait smv1e l'historiographie militaire canadienne entre 1975 et 1988 1 • Les années qui se sont écoulées depuis ce constat sont riches, ce dont rend compte en partie la troisième édition de la Bibliographie de la vie militaire au Canada 1867--1995 2 , qui ajoute plus de huit cents titres à la précédente, parue en 1984.Au cours des onze dernières années, deux grands thèmes nouveaux ont été abordés.On assiste également à une importante phase commémorative ainsi qu'à un approfon, dissement des connaissances sur une variété d'aspects de l'histoire militaire du Canada confédératif. Quoi de nouveau ?Un aspect de la guerre avait été laissé de côté par les chercheurs, celui des nombreux cas neuropsychiatriques qu'elle cause parmi les combattants.Deux historiens militaires de mérite, Terry Copp et Bill McAndrew, ont abordé cette question de façon magistrale pour ce qui est de l'Armée de terre au cours de la Deuxième Guerre mondiale.Dans Battle Exhaustion 3 , prix Charles,P.Stacey en 1992, ils démontrent que la mentalité qui prévalait durant la Qrande Guerre, concernant les problèmes neuropsychiatriques, a été plus ou moins transférée au conflit mondial suivant.Les traitements et la façon d'aborder cette situation évoluent de 1939 à 1945, mais les mili, taires de hauts grades, se rappelant du joyeux temps, pas si lointain, où on fusillait les « trouillards », ont beaucoup de difficulté à s'adapter.En 1996, Allan D. English rappelle, dans The Cream of the Crop4, qu'environ 40 % des Canadiens morts au combat, de 1939 à 1945, étaient des aviateurs.Dans l'aviation, 92 % des pertes sont fatales (contre 30 % dans l'armée de terre) et 94 % sont le fait du personnel volant.Ces froides statistiques ont un impact sur les équipages qui reviennent à leur base, mission après mission, et constatent l'absence de copains qui, dans d'autres avions, sont partis en même temps qu'eux quelques heures plus tôt.Par
Political science · Canadian Identity and History · Historical Studies and Socio-cultural Analysis
| Highly cited | No |
|---|