Le bon bamboula républicain du théâtre révolutionnaire
Bibliographic Data
| ID | 3829534 |
|---|---|
| Authors | Sylvie Chalaye (corresponding author) |
| Year | 1997 |
| Volume | 28 |
| Issue | 1 |
| Pages | 29-55 |
| Publication date | 1997-01-01 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Cahiers de sociologie économique et culturelle (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0761-9871 |
| Publisher | PERSEE Program (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3406/casec.1997.1714 |
| OpenAlex | W2522083241 |
| Language | FR |
Après la libération des théâtres et l'abolition de l'esclavage, la scène révolutionnaire semble s'ouvrir enfin au personnage du nègre que les intérêts économiques et les enjeux politiques avaient jusqu'alors quasiment banni du théâtre. On voit fleurir des pièces qui servent la propagande anti-esclavagiste et contribuent à convaincre l'opinion publique du bien fondé de l'abolition. Mais, c'est le nègre reconnaissant et toujours fidèle que l'on admet sur la scène. Loin de servir son propre destin, l'image du Noir au théâtre se met bientôt à servir l'idéologie républicaine. Aucune place pour un héros libérateur sur les planches. En revanche, le théâtre de la Révolution fabrique un cliché qui aurait une vraie postérité : celui du «bon nègre », ce grand enfant rigolard et lourdaud, que l'on confond avec sa musique exotique, ce «bamboula » insouciant et tellement sentimental
Art · Humanities · Historical and Literary Analyses · Historical and Literary Studies · Historical Studies and Socio-cultural Analysis
| Highly cited | No |
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