Le temps des conductrices de bus
Pour un espace de pensée entre activité professionnelle et personnelle
Bibliographic Data
| ID | 3945305 |
|---|---|
| Authors | Livia Scheller (University of Lausanne, corresponding author) |
| Year | 2009 |
| Volume | 9 |
| Issue | 9 |
| Publication date | 2009-09-28 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Temporalités (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1777-9006 • E-ISSN: 2102-5878 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/temporalites.1020 |
| OpenAlex | W94870096 |
| Language | FR |
| Citations received | 4 |
| References cited | 8 |
Nous présentons une réflexion sur les liens entre temps de travail et temps de l’espace privé, issue d’une étude faite avec des conductrices de bus. Pour elles, comme pour la plupart des femmes, le temps de travail et le temps dit « hors travail » sont difficilement dissociables. Si la séparation entre sphères d’activité est, pour les hommes et pour les femmes, une dimension psychiquement recherchée, chez les femmes elle n’implique pas des clivages constitutifs. Elles savent bien que l’activité de travail offre des occasions de développement d’une autre origine que celles déployées dans d’autres espaces de vie. Mais à la différence des hommes, elles n’ont pas fait de cette séparation un repère identitaire. Nous avançons que la capacité de différencier, d’une part, ces genres d’activité, et, d’autre part, la possibilité de les investir « normativement », peut être une source de santé. Comment ? En créant les modes de séparation nécessaires à cette différenciation, sans pour autant perdre la perméabilité entre les deux espaces. Il s’agit de penser une position qui, bien qu’apparemment contradictoire, ne l’est pas. On pourra en trouver une illustration dans l’expérience des conductrices de bus
| Unique citing works | 4 |
|---|---|
| Citations per year | 0,29 |
| Citation span | 2012 - 2017 (6) |
| Citation velocity | historical |
| Highly cited | No |
| Citation types | Neutral: 4 |