Le fado et la dictature
Les Figures De La « Victime
Bibliographic Data
| ID | 4045654 |
|---|---|
| Authors | Agnès Pellerin (0000-0002-9690-3241, RAG Aktiengesellschaft (Germany), corresponding author) |
| Year | 2015 |
| Publication date | 2015-09-18 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Nuevo mundo mundos nuevos (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1626-0252 • E-ISSN: 1626-0252 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/nuevomundo.68239 |
| OpenAlex | W1841747344 |
| Language | EN |
| References cited | 4 |
Aujourd’hui, 40 ans après la fin de l’Etat Nouveau (1933-1974) au Portugal, le fado, chant soliste accompagné à la guitare, reste majoritairement représenté dans l’imaginaire collectif portugais comme un « complice » naturel de cette dictature. Pourtant le fado, chant populaire spontané, très longtemps considéré comme une sous culture, a subi durant cette période une atteinte à sa liberté d’expression. Certes, il a paradoxalement connu une diffusion de masse et le régime a voulu voir en lui un support facile de propagande. Mais le fait que le fado reste perçu comme le symbole moteur d’une idéologie réactionnaire masque la censure dont il a été victime et l’enferme dans un cadre interprétatif qui illustre la complexité de la transition démocratique portugaise. Cristallisant, par son origine thématique (peinture réaliste des « malheurs » de la vie), l’idée de « résignation » humaine, le fado a été stigmatisé, par opposition à son double positif que fut la « chanson engagée », émancipatrice, apparue dans les années 1960. Démontrant ainsi comment la reconnaissance du statut de victime présuppose avant tout une pleine légitimité sociale
Art · Humanities · Cultural Identity and Heritage · History, Culture, and Society · Urban and sociocultural dynamics
| Highly cited | No |
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