Imperator > Rex », recherche sur les fondements républicains romains de cette inadéquation idéologique
Bibliographic Data
| ID | 4082269 |
|---|---|
| Authors | Paul Marius Martins, Paul Marius Martin (corresponding author) |
| Year | 1994 |
| Volume | 41 |
| Issue | 1 |
| Pages | 7-26 |
| Publication date | 1994-01-01 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Pallas (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0031-0387 • E-ISSN: 2272-7639 |
| Publisher | PERSEE Program (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3406/palla.1994.1335 |
| OpenAlex | W2411532067 |
| Language | FR |
| References cited | 2 |
D'où vient l'inéquation qui fait d'imperator un titre supérieur à rex ? L'étymologie indique qu'imperator renvoie à un contexte spécifiquement à la fois républicain et religieux. Scipion l'Africain, le premier, fera « tomber dans l'humain » ce mot, en acceptant qu'il lui soit attribué par ses troupes d'une part, et d'autre part qu'il constitue un substitut à l'appellation royale - tabou à Rome - dont les Espagnols voulaient l'honorer. Dès lors, la double connotation royale et républicaine du terme lui permettra, malgré les efforts du Sénat pour le contrôler, de véhiculer commodément, dans le cadre républicain, la remontée de l'idée monarchique aux IIe-Ier s. av. J.-C, surtout à partir du moment où Pompée le conquérant le liera à la notion hellénistique de cosmocrator. Ainsi, û'ersatz, puis d'équivalent de rex, le titre d'imperator va se charger d'un charisme qui relègue le titre royal dans un rang inférieur, en satisfaisant à l'odium regni de l'idéologie républicaine romaine. Il est désormais mûr pour connaître son ultime mutation : devenir l'un des titres officiels du chef dans le nouveau régime mis en place par Auguste
Art · Humanities · Classical Antiquity Studies · Historical and Literary Studies · Philosophy
| Citation velocity | historical |
|---|---|
| Highly cited | No |