Solidarités familiales, clientèle provinciale et amitiés parisiennes
Les clefs de la carrière des frères Gossuin sous la Révolution française
Bibliographic Data
| ID | 4130798 |
|---|---|
| Authors | Catherine Thieuw (corresponding author) |
| Year | 2004 |
| Volume | 354 |
| Issue | 1 |
| Pages | 117-148 |
| Publication date | 2004-01-01 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Revue du Nord (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0035-2624 • E-ISSN: 2271-7005 |
| Publisher | CAIRN (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3917/rdn.354.0117 |
| OpenAlex | W2036856786 |
| Language | FR |
| References cited | 1 |
En 1789, Constant et Louis Gossuin n'avaient rien de « Rousseaux du ruisseau ». Issus de la « Bonne Bourgeoisie » d'Ancien Régime, ils faisaient partie de l'étroite oligarchie qui tenait le haut du pavé dans leurs petites villes d'Avesnes et du Quesnoy. Ils possédaient des terres, des offices et des rentes qui leur garantissaient des revenus confortables et n'avaient donc, a priori , rien à espérer d'un grand chambardement de l'ordre établi. Pourtant, ces deux jeunes juristes sont de ceux qui « firent » la Révolution. Les mutations de la décennie révolutionnaire ont certes fait vaciller dangereusement le socle traditionnel de leur fortune ; mais parce qu'ils eurent l'habileté de saisir les opportunités nouvelles qui s'offraient à eux, les frères Gossuin sont finalement parvenus à « tirer leur épingle du jeu ». De fil en aiguille, d'élection en nomination, ils se sont fait une place et un nom dans les plus hautes sphères du pouvoir. Comment ces représentants d'une élite traditionnelle locale sont-ils parvenus à effectuer leur « mue », au point de s'imposer parmi les grands notables de l'époque impériale ? C'est à cette question que nous nous proposons de répondre ici
Humanities · Political science · European Political History Analysis · French Historical and Cultural Studies · Historical Studies and Socio-cultural Analysis · Philosophy
| Highly cited | No |
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