Un suicide à la cour de Bourgogne
Roland Pippe
Bibliographic Data
| ID | 4131590 |
|---|---|
| Authors | Werner Paravicini (corresponding author) |
| Year | 2009 |
| Volume | 380 |
| Issue | 2 |
| Pages | 385-420 |
| Publication date | 2009-06-01 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Revue du Nord (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0035-2624 • E-ISSN: 2271-7005 |
| Publisher | CAIRN (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3917/rdn.380.0385 |
| OpenAlex | W2002458655 |
| Language | FR |
Quand la première fois, peut-être en 1461 à Bruges, le Flamand Roland Pippe, important officier de finances du comte de Charolais, tenta de s'ôter la vie, il échoua, et on lui pardonna. Mais la seconde fois, l'année suivante à Bruxelles, il réussit son suicide, jetant le froid sur une cour de Bourgogne en crise, car le duc lui-même était si gravement malade que l'on craignait pour sa vie : on n'osa pas, du reste, lui apprendre la mauvaise nouvelle. De cette affaire, Jacques du Clercq et surtout Georges Chastellain parlent, ne sachant, ni l'un ni l'autre, expliquer les raisons pour lesquelles cet homme bien entouré, occupant une bonne place et destiné à monter encore plus haut dans la hiérarchie grâce à l'héritier du prince, se jeta dans un puits. Craintes d'un prévaricateur sur le point d'être démasqué (il y a des traces de soupçons sur lui), désespoir (qui ne pouvait être que diabolique) ou maladie mentale ? Même de nos jours nous ne pouvons trancher. Mais nous voyons toutefois Roland Pippe chercher la guérison de son mal par un pèlerinage à Geel, en un lieu où les malades mentaux trouvent encore refuge aujourd'hui
Art · Humanities · Historical and Scientific Studies · Historical Studies and Socio-cultural Analysis · Philosophy
| Highly cited | No |
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