Le Service des beaux-arts, antiquités et monuments historiques, clef de voûte de la politique patrimoniale française au Maroc sous la résidence de Lyautey (1912-1925)
Bibliographic Data
| ID | 4154279 |
|---|---|
| Authors | Mylène Théliol (corresponding author) |
| Year | 2011 |
| Volume | 98 |
| Issue | 370 |
| Pages | 185-193 |
| Publication date | 2011-01-01 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Outre-mers (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1631-0438 • E-ISSN: 2275-4954 |
| Publisher | PERSEE Program (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3406/outre.2011.4545 |
| OpenAlex | W2331904771 |
| Language | FR |
| Citations received | 4 |
Mylène THELIOL : Le service des Beaux-Arts, des Antiquités et Monuments Historiques, clef de voûte de la politique patrimoniale coloniale française au Maroc sous le mandat du Général Hubert Lyautey (1912-1925). La nomination en avril 191 2 du Général Lyautey à la tête du protectorat français au Maroc ouvre la voie à la pacification au sein d'un pays révolté depuis la signature du traité de Fès qui instaure la mise sous tutelle du royaume chérifien. Outre une présence militaire accrue, le résident général applique les clauses du traité en respectant et protégeant les infrastructures politiques et les traditions marocaines ainsi que la religion musulmane. Sur le plan culturel, il emploie les mêmes principes. Les architectures et les villes marocaines sont gardées dans leur intégrité tandis que des nouvelles cités françaises se construisent à côté. Afin de garantir la protection des monuments et des médinas, le général Lyautey crée le service des Beaux-Arts, Monuments historiques et Antiquités dont le chef et son adjoint sont deux artistes peintres : Maurice Tranchant de Lunel et Joseph de la Nézière. Entre 1912 et 1925, le service, sous la bienveillance de Lyautey lui-même, a les mains libres pour mettre en œuvre le classement des édifices marocains les plus typiques. Les lois (dahirs) du 26 novembre 1912 et du 17 juin 1914 contribuent à cet inventaire des monuments historiques. Les bâtiments sont alors conservés dans leur état d'origine ou alors restaurés selon des critères et des méthodes oscillant entre les traditions artisanales marocaines et les théories françaises de Viollet le Duc à la fin du dix-neuvième siècle. La conception de Monuments historiques est nouvelle dans un pays musulman. Il convient alors d'en définir la notion française et ensuite d'analyser quels édifices sont ainsi répertoriés. Les modalités et les techniques employées pour la conservation et la restauration des édifices sont aussi les deux autres thèmes majeurs à étudier. Les architectures des quatre villes impériales (Fès, Marrakech, Meknès et Rabat-Salé) sont prises comme exemple car celles-ci ont été les plus touchées par ce programme patrimonial colonial
Art · Humanities · Cultural Identity and Heritage · Global Maritime and Colonial Histories · Religious Tourism and Spaces
| Citations per year | 0.5 |
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| Citation span | 2018 - 2024 (7) |
| Highly cited | No |