Sous un sour silence
Une histoire sonore de l’enfermement au féminin dans les maisons centrales du Sud de la France, xixe-début xxe siècles
Bibliographic Data
| ID | 4226520 |
|---|---|
| Authors | Anna Le Pennec (France, Amériques, Espagne, Sociétés, Pouvoirs, Acteurs, corresponding author) |
| Year | 2020 |
| Volume | 41 |
| Pages | 89-102 |
| Publication date | 2020-01-01 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Socio-anthropologie (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1276-8707 • E-ISSN: 1773-018X |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/socio-anthropologie.6788 |
| OpenAlex | W3038046087 |
| Language | EN |
| References cited | 8 |
Dans un monde astreint au silence, tel que l'était la prison au xixe siècle, les bruits prennent une signification particulière. L'interdiction de parler agit sur les sociabilités et le quotidien dans les maisons centrales de femmes du Sud de la France aux xixe et début xxe siècles. L'atmosphère sonore se caractérise par les bruits volontairement introduits par la pénitentiaire à des fins disciplinaires - tout comme le silence - mais aussi par ceux, transgressifs, que ce cadre normatif proscrit et génère. Ils sont l'expression de l'acharnement avec lequel les prisonnières rusent pour communiquer entre elles, avides de rompre ce silence étouffant, matérialisation de leur esseulement. Certains sonnent le signal de la rébellion, individuelle ou collective. Mais, plus souvent, les cris, et leur alter ego les larmes, ne sont que l'écho de la souffrance emmurée, à travers laquelle s'esquisse un vécu de l'incarcération d'ordinaire insaisissable. L'approche sensorielle offre par ailleurs un nouvel angle de lecture de la généalogie de la pensée pénale dans laquelle s'inscrit l'injonction de se taire
Aesthetics · Art · Humanities · Silence · Death, Funerary Practices, and Mourning · Historical and Scientific Studies · Historical Studies and Socio-cultural Analysis
| Citation velocity | historical |
|---|---|
| Highly cited | No |