Le point et le rétroviseur
Diderot ou comment figurer le temps
Bibliographic Data
| ID | 4562131 |
|---|---|
| Authors | Marian Hobson (Queen Mary University of London, corresponding author) |
| Year | 2008 |
| Volume | 71 |
| Issue | 1 |
| Pages | 37-51 |
| Publication date | 2008-03-01 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Archives de Philosophie (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0003-9632 • E-ISSN: 1769-681X |
| Publisher | CAIRN (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3917/aphi.711.0037 |
| OpenAlex | W2099515184 |
| Language | FR |
De son vivant comme après sa mort, Diderot a été accusé de manque de suite dans les idées. Jean-Claude Bourdin, refusant de lui accorder l'épithète de 'sceptique', a suggéré que l'insécurité et le questionnement ne seraient pas la marque de sa philosophie, qui est matérialiste, mais tiendraient à sa manière d'écrire. Pourtant ces caractéristiques portent également une signification philosophique parfaitement cohérente: le temps serait irréel, au sens philosophique; nous ne pourrions jamais justifier un propos sur le passé sans comprendre ce qui le justifie dans notre présent; quant à l'avenir, ce propos est perpétuellement incomplet. Dès lors, tout est toujours susceptible de corrections. Ainsi, le « scepticisme » de Diderot est à comprendre comme anti-réaliste, en s'appuyant sur les travaux de Dummett et de Bourdin
Humanities · Physics · Historical and Literary Studies · Historical and Scientific Studies · Historical Studies and Socio-cultural Analysis · Philosophy
| Highly cited | No |
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