Les légendes ont la vie dure
À propos de la Saint-Barthélémy et de quelques livres récents
Bibliographic Data
| ID | 4754370 |
|---|---|
| Authors | Jean-Louis Bourgeon (corresponding author) |
| Year | 1987 |
| Volume | 34 |
| Issue | 1 |
| Pages | 102-116 |
| Publication date | 1987-01-01 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Revue d’histoire moderne et contemporaine (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0048-8003 • E-ISSN: 1776-3045 |
| Publisher | PERSEE Program (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3406/rhmc.1987.1394 |
| OpenAlex | W43213192 |
| Language | FR |
Depuis quatre siecles, l'histoire de la Saint-Barthelemy reste a faire : les passions et les ideologies en ont fait un mythe. Mais depuis 1973, il existe un premier ouvrage serieux, que, malheureusement, les historiens les plus recents ignorent, meme s'ils le signalent dans leurs bibliographies : The massacre of St Bartholomew and the european conflict, 1559-1572 , de l'anglaise Nicola Mary Sutherland. Bien des legendes s'ecroulent : en 1572, Coligny n'a aucune influence au Conseil| il ne represente pas un danger pour Catherine de Medicis et Charles IX| son projet de guerre en Flandre etait tout a fait irrealiste| ni Catherine, ni le roi, ni meme les Guises ne sont responsables de l'attentat qui blessa l'Amiral, mais peut-etre fut-ce l'Espagne qui le commanda. Reste a expliquer le revirement de Catherine et du roi le soir du 23 aout et leur ordre de massacrer les chefs huguenots. L'A. propose une explication raisonnable, au vu des faits averes : Catherine et Charles se sont apercus qu'ils n'avaient plus de pouvoir reel a Paris, ni sur la milice bourgeoise, ni sur la population, farouchement anti-protestante, et les Guises, au Conseil, leur ont impose le massacre
Art · Art history · Humanities · SAINT · Historical and Literary Analyses · Historical Studies and Socio-cultural Analysis
| Highly cited | No |
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