Deux artistes coréennes
Contribution à l'histoire des arts de la scène en Corée
Bibliographic Data
| ID | 4879031 |
|---|---|
| Authors | Ilwoo Park (0000-0001-6022-8363, corresponding author) |
| Year | 2005 |
| Volume | 18 |
| Pages | 153 |
| Publication date | 2005-01-01 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Cahiers de musiques traditionnelles (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1015-5775 • E-ISSN: 2296-4177 |
| Publisher | JSTOR (PUBLISHER) |
| DOI | 10.2307/40240559 |
| OpenAlex | W1843244328 |
| Language | FR |
| References cited | 3 |
Le présent article explore les changements affectant le rôle et le statut des interprètes professionnelles des arts de la scène traditionnels en Corée, notamment dans la transmission de leur répertoire.Il s'intéresse en particulier à Kim Suak (née en 1926) et à Shim Hwayeong (née en 1913).Considérées comme les dernières artistes professionnelles ou semi-professionnelles de la première génération 1 , toutes deux ont reçu une éducation formelle dans les années 1930, voire antérieurement.Leur statut actuel de « porteuses de la culture » révèle une trajectoire et un répertoire étroitement liés aux principales transformations sociales et historiques ayant marqué la Corée tout au long du XX e siècle.Or, Kim et Shin ont connu une destinée assez différente en termes de carrière et de reconnaissance artistique.Kim a su renouveler et élargir de son propre chef son répertoire de danse, en l'occurrence la danse gyobang gutgeori de Jinjiu et la « musique de bouche » gueum.Pour sa part, Shim est restée à l'écart du monde du spectacle et s'est consacrée à la vie d'intérieur.Une telle différence est d'ailleurs fréquente parmi les artistes coréennes.La carrière de Kim illustre une demarche visant à transmettre et à élargir un répertoire et un style donnés en vue de les adapter à la scène.Quant au cas de Shin, il montre que certaines artistes ont subi des contraintes et des préjugés d'ordre social, les forçant à abandonner leur carrière.Il met ainsi en évidence la manière dont les pressions sociales peuvent faire obstacle à une carrière professionnelle. 2En Corée, l'existence d'artistes professionnelles est attestée depuis le X e siècle 2 .Ayant suivi un apprentissage rigoureux, à la fois théorique et pratique, soit à la cour, soit dans des institutions nationales 3 ou privées, ces interprètes ont toujours joué un rôle significatif dans les arts de la scène.A la suite d'événements survenus dans la première moitié du XX e siècle, les artistes professionnelles appelées gisaeng ont été montrées du doigt en raison de l'ambivalence de leur statut au sein de la société coréenne traditionnelle.Jadis, elles étaient des fonctionnaires ayant pour tâche d'animer les Deux artistes coréennes.Contribution à l'histoire des arts de la scène en Corée Cahiers d'ethnomusicologie, 18 | 2007
Art · Humanities · Asian Culture and Media Studies · Cultural Industries and Urban Development · Japanese History and Culture
| Highly cited | No |
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