Des pratiques mises à l'épreuve. Accords et désaccords autour d'un projet d'intervention d'étudiants en design à Bamako
Bibliographic Data
| ID | 4909952 |
|---|---|
| Authors | Dominique Schoeni (Universidade Federal do Rio de Janeiro, corresponding author) |
| Year | 2015 |
| Volume | 64 |
| Issue | 64 |
| Pages | 118 |
| Publication date | 2015-12-24 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Techniques & culture (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0248-6016 • E-ISSN: 1952-420X |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/tc.7571 |
| OpenAlex | W2336125684 |
| Language | FR |
| References cited | 11 |
Des étudiants français en design, séjournant au Mali, se préoccupent de sécurité routière. Un projet émerge progressivement de leurs observations : améliorer la signalisation des “dos d’âne” (ralentisseurs) dans la capitale. Un tel projet paraît largement justifié par les chiffres officiels des accidents de la route. Soucieux de respecter la culture locale, les designers désirent aussi apporter leur contribution à l’esthétique urbaine : la signalisation projetée intègre les motifs largement répandus et facilement reconnaissables du bogolan, la technique de teinture traditionnelle des tissus.Le projet ne convainc toutefois pas les responsables de l’école malienne qui accueille les étudiants. À l’urgence de l’intervention est opposé le travail à long terme des institutions, à l’innovation esthétique le respect des normes internationales en matière de signalisation routière, et à demi-mot, à l’empressement des Français, le respect des conventions d’usage. La priorité et la pertinence du projet, mais peut-être aussi la posture adoptée par ses initiateurs, sont remises en cause. L’épreuve révèle la complexité des perceptions en jeu, et questionne les modalités de la collaboration entre les différents partenaires. Si le design peut être considéré comme une “technologie transférable”, on ne peut faire l’impasse sur les formes de transmission, d’appropriation et de construction des connaissances en situation, qui supposent des processus de socialisation spécifiques dans le cadre de pratiques collectives. Le “savoir qui passe” n’est pas détachable des interactions qui lui servent de support et de vecteur, ni des interrogations qu’il ne manque pas de susciter. Le suivi ethnographique du processus de travail évoqué ci-dessus, mené parallèlement à celui d’autres interventions, a cherché à rendre compte de la complexité de ces savoirs, de ces pratiques et de la malléabilité de leurs objets, depuis l’émergence des projets jusqu’à leur stabilisation, en passant par leur « mise à l’épreuve »
Art · Humanities · Political science · Agriculture and Rural Development Research · Diverse multidisciplinary academic research · French Urban and Social Studies
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| Citation velocity | historical |
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| Highly cited | No |