Le personnage Annie Ernaux
Qui dit « je » dans Écrire la vie
Bibliographic Data
| ID | 5082669 |
|---|---|
| Authors | François Dussart (0000-0002-4774-458X, Université de Lille, corresponding author) |
| Year | 2022 |
| Volume | 206 |
| Issue | 2 |
| Pages | 32-44 |
| Publication date | 2022-06-01 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Littérature (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0047-4800 • E-ISSN: 1958-5926 |
| Publisher | CAIRN (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3917/litt.206.0032 |
| OpenAlex | W4283776208 |
| Language | EN |
Chez Annie Ernaux, en dépit d'une volonté d'élucidation sociohistorique souvent mise en avant, l'objectivation théorique est toujours prise dans l'épaisseur romanesque de la mémoire et de la sensation. Le « je transpersonnel », auquel recourt le plus souvent l'auteure d' Écrire la vie , ne correspond ni à une généralisation de l'expérience, ni à une vaine contemplation « narcissique » : il est plutôt le signe d'un Narcisse négatif, d'une disparition énigmatique dans l'altérité. Un romanesque de l'autre - de soi devenant autre - apparaît en effet, étroitement lié à l'énonciation décentrée et au devenir-imperceptible d'une femme qui se dissout dans la lumière
Art · Humanities · Health, Medicine and Society · Psychoanalysis and Psychopathology Research · Social Policies and Family
| Highly cited | No |
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