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Politics, Poetics, and Gender in Late Qing China

Xue Shaohui and the Era of Reform by Nanxiu Qian

Bibliographic Data

ID6067014
AuthorsCarl Déry (corresponding author)
Year2016
Volume49
Issue98
Pages220-222
Publication date2016-01-01
Peer ReviewedYes
Open AccessNo
TypeARTICLE
VenueHistoire sociale (JOURNAL)
Journal identifiersISSN: 0018-2257 • E-ISSN: 1918-6576
PublisherProject MUSE (PUBLISHER • US)
DOI10.1353/his.2016.0031
OpenAlexW2463692681
LanguageEN

Reviewed by: Politics, Poetics, and Gender in Late Qing China : Xue Shaohui and the Era of Reform by Nanxiu Qian Carl Déry Qian, Nanxiu– Politics, Poetics, and Gender in Late Qing China : Xue Shaohui and the Era of Reform. Stanford, Stanford University Press, 2015, 376 p. Spécialiste de littérature de la Chine classique, l’auteur sort de sa zone de confort et nous plonge au cœur de la période de réformes de la fin de la dynastie Qing, prenant comme pivot central les « Cent jours » de 1898. Plutôt que d’opter pour le récit habituel qui souligne presque uniquement le rôle joué par les hommes influents de la dynastie, elle s’intéresse au destin d’une écrivaine talentueuse et prolifique, Xue Shaohui , ainsi qu’aux membres du réseau intellectuel et familial qui l’entourent. S’inscrivant à la suite des études pionnières de Ko, Teachers of the Inner Chambers (Stanford University Press, 1994) et Mann, Precious Records (Stanford University Press, 1997), l’auteur poursuit l’objectif de sortir les femmes réformatrices de la fin du XIXe siècle de l’oubli dans lequel elles ont été plongées par les historiens en Chine et en Occident. S’appuyant sur le genre comme catégorie sociale, elle propose une analyse minutieuse, reposant sur l’interprétation de sources littéraires, incluant les écrits des réformatrices comme Xue Shaohui, ainsi que ceux des frères Chen Shoupeng et Chen Jitong. Des classiques et des œuvres plus anciennes sont utilisés pour appuyer l’argumentaire et approfondir les myriades d’allusions intertextuelles qu’on y retrouve. Maniant avec brio les sources poétiques, l’auteur offre une perspective rarement offerte, mais pourtant très riche qui témoigne de la complexité sociale de l’époque, permettant d’apporter de nouvelles lumières sur cette période mouvementée. Loin d’être « silent and passive spectators, waiting to be liberated from themselves » (p. xi), les femmes instruites de la fin des Qing sont des agents actifs impliqués dans les enjeux cruciaux de la période des réformes. Le livre est divisé en deux parties, selon une approche chronologique et thématique. La première partie débute par une présentation de la culture poétique Min de laquelle est issue Xue Shaohui (p. 23-58). Ensuite, l’auteur dresse le portrait d’un éminent représentant de la culture navale de Fuzhou, Chen Jitong (p. 59-86). Un troisième chapitre s’articule autour du mariage entre Xue Shaohui et Chen Shoupeng, métaphore de la rencontre entre la culture poétique féminine et la culture navale, symbole de modernisation (p. 97-119). La deuxième partie nous présente l’évolution de la carrière de la poétesse, dont le point central est la campagne pour l’éducation des femmes de Shanghai en 1897-1898 (p. 123-158). Par la suite, les derniers chapitres mettent l’accent sur les œuvres littéraires et poétiques, ainsi que sur le travail de traduction effectué par le couple après la [End Page 220] suppression des réformes, incluant notamment les Biographies of Foreign Women ainsi que la traduction du livre de Jules Verne, Le tour du monde en quatre-vingts jours. Grâce à sa poésie et son travail d’édition, Xue Shaohui se permet d’élargir l’horizon des femmes (p. 159-184), introduire des nouveautés scientifiques et technologiques (p. 185-212), redéfinir la place de la femme dans la famille et la société (p. 213-234), et prendre position face à l’évolution des réformes de la fin des Qing (p. 235-259). Enracinée dans la culture poétique Min de la région de Fuzhou, Xue Shaohui se réclame de la longue tradition des xianyuan , des « femmes écrivaines » libres, moralement responsables de l’éducation de leur famille et socialement actives, qui savaient s’adapter aux changements et incorporer de nouvelles connaissances, misant sur l’expression de la sensibilité féminine à travers leur poésie. Son mariage avec Chen Shoupeng, l’un des premiers diplômés

Art · China · Humanities · Literature · Poetics · Poetry · Political science · Politics · Chinese history and philosophy · Japanese History and Culture · Law · Philosophy

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Highly citedNo

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