Défaire l’héritage d’une métonymie catastrophiste
Vers une réappropriation littéraire de la représentation d’Haïti à l’occasion du séisme de janvier 2010
Bibliographic Data
| ID | 6431735 |
|---|---|
| Authors | Jae-Hwang Choi (corresponding author) |
| Year | 2025 |
| Volume | 2024-1 |
| Publication date | 2025-01-01 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Itinéraires (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 2100-1340 • E-ISSN: 2427-920X |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/14osx |
| OpenAlex | W4414283839 |
| Language | FR |
| References cited | 10 |
Durant les deux dernières semaines de janvier 2010, Haïti a plus été vu que pendant les deux derniers siècles » écrit Dany Laferrière un an après le tremblement de terre ayant frappé le pays le 12 janvier 2010. Publiés dans les mois suivant immédiatement les événements, et face à une urgence qui n’est plus seulement humaine mais aussi médiatique, Failles de Yanick Lahens et Tout bouge autour de moi de Dany Laferrière entreprennent de ramener la parole portée sur Haïti en Haïti en ouvrant une brèche dans une temporalité proprement catastrophée qui, dictée et reconduite par une continuelle logique d’accaparement de la représentation du pays par des pouvoirs extérieurs, l’enferme et l’isole encore aujourd’hui dans un état de « catastrophe permanente » (Hurbon, 2012). Cet article examine comment Lahens et Laferrière, figures médiatiques à l’interface des scènes littéraires haïtienne et internationale, se saisissent de ce qu’ils décrivent comme un éphémère moment de visibilité de leur pays natal pour exposer la catastrophe dans son caractère systémique et, contre le regard essentialisant et superficiel de fictions d’anhistoricité et autres lectures fatalistes, esquisser les contours d’une littérature résolument non catastrophée
African history and culture studies · Caribbean and African Literature and Culture
| Citation velocity | historical |
|---|---|
| Highly cited | No |