Les artistes et l’Anthropocène
Engagement, héritage, diplomatie
Bibliographic Data
| ID | 6431767 |
|---|---|
| Authors | Ysé Sorel Guérin (corresponding author) |
| Year | 2025 |
| Volume | 2024-1 |
| Publication date | 2025-01-01 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Itinéraires (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 2100-1340 • E-ISSN: 2427-920X |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/14ot0 |
| OpenAlex | W4414283819 |
| Language | EN |
À l’ère de l’Anthropocène, les artistes sont investi·es de nouvelles missions : ils et elles auraient la charge de changer nos imaginaires, de nous guider pour « renouer avec le vivant », de développer notre sensibilité pour nous permettre à la fois d’aborder la catastrophe dans laquelle nous sommes pris et la dépasser. Les artistes représentent le « tournant anthropologique » contemporain, en décentrant nos regards sur d’autres visions du monde, qui ne viseraient plus l’assujettissement de la « Nature » en nous exemptant de celle-ci. Puisant dans les cultures autochtones, les œuvres éclairent des voies et manières d’habiter le monde invitant à bifurquer. D’autres, s’emparant des ruines de notre civilisation pétro-industrielle, cherchent à nous alerter. Nous verrons que ces différentes positions ne sont pas sans ambivalence. Et, plutôt que de rêver à des « futurs souhaitables », les artistes ne peuvent-ils pas participer à en rendre d’autres obsolètes ? Alors que, selon Bruno Latour, nous n’habitons pas la même planète, suivant la façon dont nous considérons ou souffrons des conséquences du dérèglement climatique, l’artiste n’endosse-t-il pas le rôle de diplomate, afin de rendre possible des négociations avec une réalité de plus en plus complexe
| Citation velocity | historical |
|---|---|
| Highly cited | No |