Raconter l’hospitalisation dans les journaux de maladie grave
Ou « prendre des notes sur la dernière marche de l’échafaud »
Bibliographic Data
| ID | 6450099 |
|---|---|
| Authors | Adrien Berger (corresponding author) |
| Year | 2025 |
| Volume | 74 |
| Pages | 104-113 |
| Publication date | 2025-01-01 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Revue des sciences sociales (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1623-6572 • E-ISSN: 2107-0385 |
| Publisher | University of Strasbourg (PUBLISHER • FR) |
| DOI | 10.4000/15aes |
| OpenAlex | W4417056273 |
| Language | FR |
| References cited | 7 |
À partir des années 1980, le nombre de journaux intimes exclusivement consacrés à la maladie augmente. Les écrivain·e·s s’emparant du journal se sentent menacé·e·s dans leur intégrité et leur identité, car la maladie dépossède celui ou celle qui souffre de son récit. Il ou elle fait l’expérience d’une altérité à la fois intérieure (absence de reconnaissance, visage de la souffrance) et extérieure (hospitalisation, séjour dans un monde autre). Cet article s’attache à comprendre quel type de récit de soi l’écriture diaristique propose pour répondre à cette crise biographique, en explorant trois journaux d’hospitalisation : Permis de séjour de Claude Roy, Cytomégalovirus d’Hervé Guibert et Derniers fragments d’un long voyage de Christiane Singer. Les types narratifs du quest narrative ou du core narrative, s’ils s’appliquent à certains passages, ne suffisent pas à résumer toute la singularité de ces expériences d’écriture. La poétique du journal (narration intercalée au plus près du présent du diariste) souligne le drame que peut être la maladie tout en montrant parfois les silences du moi souffrant et la difficulté de se mettre en récit
| Highly cited | No |
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