Écrire avec les genres populaires du cinéma
Des Effets De La Transposition Du Film Noir Et Du Western Sur Le Roman Contemporain
Bibliographic Data
| ID | 7707375 |
|---|---|
| Authors | Laurence Riu-Comut (0009-0005-8797-7563, Université de Pau et des Pays de l'Adour, corresponding author) |
| Year | 2025 |
| Volume | Deuxième série - 29 |
| Publication date | 2025-01-01 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Carnets (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1646-7698 • E-ISSN: 1646-7698 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/1414s |
| OpenAlex | W4410863493 |
| Language | FR |
| References cited | 4 |
Cet article envisage le tropisme du roman contemporain vers le cinéma au prisme des genres filmiques, en s’intéressant aux transpositions du western et du film noir dans un corpus de romans cinéphiles des domaines français et anglo-saxons parus à partir de la fin des années 1990 (Martin Amis, Robert Coover, Christine Montalbetti, Tanguy Viel). À la lumière de la théorie de l’intermédialité (Louvel, 2010, 2014) et des études de généricité cinématographique (Altman, 1992), l’on considére les enjeux de ces transpositions intermédiales : si les romanciers d’aujourd’hui se réapproprient les conventions filmiques du passé et, notamment, les codes du cinéma hollywoodien des années 1930-1960, c’est notamment parce qu’ils présentent des ingrédients – des personnages hauts en couleur, des scènes d’action rituelles – à même de « renarrativiser » le récit (Kibédi-Varga, 1990). Les modèles filmiques sont alors l’objet d’une réécriture ambiguë, qui met en avant le caractère galvaudé des films de genre ou qui les soumet à un traitement carnavalesque (Bakhtine, 1970), tout en rendant un hommage teinté de nostalgie à ces modèles mythiques
| Citation velocity | historical |
|---|---|
| Highly cited | No |